Le Labo Neuroly

Votre cerveau fait des choses dans votre dos.

Il complète ce qu’il ne voit pas, invente des souvenirs, lit sans qu’on le lui demande. Le Labo vous le montre en quelques minutes, avec la science en guise de lampe de poche.

  • 2 à 5 minutes
  • Sans diagnostic ni étiquette
  • Sources scientifiques
  • Gratuit

Notre parti pris

Le parti pris du Labo Neuroly

Ici, pas de test qui prétend résumer votre cerveau en quatre couleurs. On préfère vous donner envie de poser de meilleures questions.

01 • Testez-vous

Des expériences, pas des étiquettes.

Chaque expérience part d’un phénomène documenté par la recherche. Vous la vivez, vous observez votre résultat, puis on vous explique ce qui vient de se passer dans votre cerveau.

Une expérience à partager ? Chacune a son lien direct, parfait pour défier vos proches.

Vos réponses restent chez vous. Elles sont traitées uniquement dans votre navigateur et ne sont envoyées nulle part, sauf si vous demandez à recevoir votre décryptage par email. Ces expériences sont des outils pédagogiques et d’auto-observation : elles ne posent aucun diagnostic.

02 • NeuroCurieux

Vous vous êtes déjà demandé pourquoi… ?

Les questions que tout le monde se pose, et les réponses que la science peut, ou ne peut pas encore, apporter. Toujours avec les nuances et les sources.

NeuroCurieuxUne question que vous vous êtes probablement déjà posée. Une réponse un peu plus sérieuse que celle de votre beau-frère.

À la une • Mémoire

Pourquoi je ne me rappelle presque rien de mon enfance ?

Vous avez 4 ans.

Vous avez une vie. Des émotions. Des gens que vous aimez. Des colères probablement très importantes concernant la couleur d’un verre.

Et pourtant, trente ans plus tard…

presque rien.

Où sont passés vos souvenirs ?

La réponse courte

C’est l’amnésie infantile, un phénomène universel. La plupart des adultes ont très peu de souvenirs d’avant 3 ou 4 ans, et des souvenirs fragmentaires jusqu’à 7 ans environ. Ce n’est pas un défaut : c’est la marque d’un cerveau en pleine construction.

  • Les régions qui organisent la mémoire autobiographique, comme l’hippocampe et le cortex préfrontal, mûrissent pendant toute l’enfance.
  • Le langage et la capacité à se raconter donnent une forme durable aux souvenirs.
  • Le sentiment d’un soi qui dure dans le temps apparaît progressivement.
  • Les échanges avec les adultes, et la culture, influencent la manière dont on raconte et conserve son histoire.
Ce que la science ne permet pas de conclure

Ne pas se souvenir de son enfance ne signifie pas automatiquement qu’un traumatisme a été refoulé. L’absence de souvenirs autobiographiques précoces est en grande partie un phénomène normal du développement.

Sources : Bauer, P. J., & Larkina, M. (2014). Memory, 22(8). Josselyn, S. A., & Frankland, P. W. (2012). Learning & Memory, 19(10). Nelson, K., & Fivush, R. (2004). Psychological Review, 111(2).

NeuroCurieux • MémoireÀ lire

Pourquoi une odeur peut-elle faire revenir un souvenir vieux de vingt ans ?

L’odorat a un chemin très direct vers les régions de l’émotion et de la mémoire.

Découvrir pourquoi
NeuroCurieux • MémoireÀ lire

Peut-on avoir un souvenir qui n’a jamais vraiment eu lieu ?

Oui. Et c’est l’une des découvertes les plus étonnantes de la psychologie cognitive.

Découvrir pourquoi
NeuroCurieux • TempsÀ lire

Pourquoi le temps semble passer plus vite en vieillissant ?

Indice : ce ne sont pas les heures qui accélèrent. Ce sont les années, vues de loin.

Découvrir pourquoi
NeuroCurieux • ÉmotionsÀ lire

Pourquoi je pense encore à une conversation trois jours après ?

La rumination a une logique. Elle n’est simplement pas toujours très efficace.

Découvrir pourquoi
NeuroCurieux • ComportementÀ lire

Pourquoi est-ce si difficile de changer d’avis ?

Notre identité aime la cohérence. Les faits arrivent parfois après elle.

Découvrir pourquoi
NeuroCurieux • ÉmotionsÀ lire

Pourquoi je me souviens mieux de ce qui m’a blessé·e que de ce qui allait bien ?

Le biais de négativité a sans doute aidé nos ancêtres. Il nous encombre parfois.

Découvrir pourquoi
NeuroCurieux • ComportementÀ paraître

Pourquoi je répète quelque chose alors que je sais que ça me fait du mal ?

Savoir et changer ne passent pas par les mêmes circuits. Bonne nouvelle : les deux se parlent.

Bientôt sur le blog
NeuroCurieux • RelationsÀ paraître

Pourquoi certaines personnes me mettent immédiatement mal à l’aise ?

En quelques secondes, votre cerveau compare, prédit et tranche. Parfois trop vite.

Bientôt sur le blog
NeuroCurieux • ÉmotionsÀ paraître

Pourquoi est-ce que je deviens une autre personne quand je suis stressé·e ?

Sous pression, le cerveau change de priorités. Et vous avec.

Bientôt sur le blog
NeuroCurieux • FamilleÀ paraître

Pourquoi reproduit-on parfois certains fonctionnements familiaux ?

Ce que l’on a vécu tôt devient souvent une évidence. Même quand on ne l’a pas choisi.

Bientôt sur le blog
NeuroCurieux • RelationsÀ paraître

Pourquoi le silence dans une conversation peut-il être si inconfortable ?

Quatre secondes suffisent parfois pour que notre cerveau social s’inquiète.

Bientôt sur le blog
NeuroCurieux • MémoireÀ paraître

Pourquoi est-ce que je raconte différemment le même souvenir avec les années ?

Chaque fois que l’on se souvient, on reconstruit un peu. La mémoire est vivante.

Bientôt sur le blog
NeuroCurieux • MémoireÀ paraître

Pourquoi a-t-on parfois un mot sur le bout de la langue ?

Vous savez que vous le savez. C’est justement ce qui rend ce phénomène si fascinant.

Bientôt sur le blog
NeuroCurieux • MémoireÀ paraître

Pourquoi une chanson reste-t-elle coincée dans la tête ?

Les vers d’oreille ont leurs préférences : simples, répétitifs, et un brin surprenants.

Bientôt sur le blog
NeuroCurieux • RelationsÀ paraître

Pourquoi bâille-t-on quand quelqu’un d’autre bâille ?

La contagion du bâillement dit peut-être quelque chose de nos liens avec les autres.

Bientôt sur le blog

Une question vous trotte dans la tête ?

Envoyez-la au Labo. Les plus belles questions deviennent les prochains NeuroCurieux.

03 • Le jeu des neuromythes

Vrai, faux… ou c’est plus compliqué ?

Douze affirmations que l’on entend partout. À vous de trancher, puis découvrez ce que la recherche en dit vraiment.

NEUROMYTHE 01 / 12

On n’utilise que 10 % de notre cerveau.

Faux

Heureusement. Sinon votre cerveau aurait un département RH particulièrement généreux.

L’imagerie cérébrale montre que toutes les régions du cerveau ont une activité, à des moments et pour des tâches différentes. Aucune zone ne reste au repos en permanence. Le cerveau consomme environ 20 % de l’énergie du corps : un organe utilisé à 10 % serait un luxe biologique difficile à expliquer.

Niveau de preuve : Solide

Beyerstein, B. L. (1999). Whence cometh the myth that we only use 10% of our brains? In S. Della Sala (Éd.), Mind Myths. Wiley.

Notre boussole scientifique

Savoir, supposer, débattre, démêler.

Pour chaque contenu du Labo, nous indiquons où se situe l’affirmation. Parce qu’une hypothèse intéressante n’est pas encore une certitude.

Niveau 1

Ce que l’on sait

Résultats solides, répliqués, souvent confirmés par des méta-analyses.

Exemple : la mémoire reconstruit plutôt qu’elle n’enregistre.

Niveau 2

Ce que l’on suppose

Pistes sérieuses et cohérentes, mais encore à consolider.

Exemple : le rôle du sommeil dans le tri émotionnel des souvenirs.

Niveau 3

Ce qui reste débattu

Des équipes compétentes arrivent à des conclusions différentes.

Exemple : la fabrication de nouveaux neurones chez l’adulte.

Niveau 4

Ce que l’on raconte trop vite

Simplifications et neuromythes, souvent séduisants, rarement exacts.

Exemple : le cerveau reptilien qui prend les commandes.

  • Neurosciences comportementales
  • Psychologie cognitive
  • Psychologie sociale
  • Anthropologie
  • Sociologie

04 • Pour aller plus loin

De la curiosité à la compréhension.

Au Labo, on ne vous pousse pas vers une formation. On vous propose de continuer à explorer, à votre rythme, jusqu’au jour où l’envie d’approfondir arrive.

CuriositéUne question vous intrigue
ExpérienceVous vivez le mécanisme
InsightQuelque chose s’éclaire
ComprendreLa science explique le pourquoi
RessourceUn décryptage, une masterclass
RelationUne communauté qui partage
FormationQuand vous voulez en faire votre métier

Questions fréquentes

Le Labo, mode d’emploi.

Les expériences du Labo sont-elles des tests psychologiques ?

Non. Ce sont des outils pédagogiques et d’auto-observation, inspirés de phénomènes étudiés par la recherche. Ils ne posent aucun diagnostic, ne mesurent pas votre personnalité et ne remplacent pas l’avis d’un·e professionnel·le de santé. Leur but : vous faire vivre un mécanisme et vous donner envie de mieux le comprendre.

Mes réponses sont-elles enregistrées ?

Non. Vos réponses restent dans votre navigateur, le temps de l’expérience. Rien n’est envoyé à Neuroly, sauf si vous choisissez de recevoir votre décryptage par email : nous recevons alors votre prénom, votre adresse email et le nom de l’expérience, pour vous l’envoyer.

Est-ce que le Labo est gratuit ?

Oui, entièrement. Les expériences, les NeuroCurieux et les neuromythes sont en accès libre, parce que la connaissance se multiplie quand on la partage.

D’où viennent les explications ?

De publications en neurosciences comportementales, psychologie cognitive, psychologie sociale, anthropologie et sociologie. Chaque contenu cite ses sources principales. Nous privilégions les revues de la littérature et les méta-analyses lorsqu’elles existent, et nous indiquons clairement ce qui reste débattu.

Qu’est-ce qu’un NeuroCurieux ?

Un article qui part d’une question que tout le monde s’est déjà posée, puis y répond avec la recherche : une réponse courte, une explication plus approfondie, les nuances, ce que la science ne permet pas de conclure et les références. Les NeuroCurieux sont publiés sur le blog de Neuroly et rassemblés ici.

Que faire si une expérience me touche plus que prévu ?

Cela peut arriver, surtout pour les thèmes du stress, de la mémoire ou de la famille. Prenez le temps qu’il vous faut. Si une difficulté dure ou vous pèse, parlez-en à un·e professionnel·le de santé ou à une personne de confiance. Vous pouvez aussi nous écrire : nous vous orienterons volontiers.

Puis-je proposer une question ou une expérience ?

Avec plaisir. Envoyez-nous votre question par WhatsApp ou via la page contact. Les meilleures deviendront peut-être le prochain NeuroCurieux.

Votre cerveau vous attend

Prêt·e pour votre première expérience ?

Choisissez-en une au hasard. Votre cerveau adore les surprises, même s’il prétend le contraire.

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